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Profession : restaurateur

Le restaurateur exerce une profession unique en son genre qui est liée aux domaines de l'histoire de l'art, de l'archéologie, des sciences et des arts appliqués.

Une formation poussée

Une restauratrice procède à l'insertion d'une tige de renfort dans un élément cassé.Le professionnel de la restauration possède une solide formation universitaire. Il se forme en effet par des études supérieures au cours desquelles il se choisit une spécialisation qu'il doit parfaire par des stages professionnels.

En règle générale, les programmes d'études en restauration reconnus dans le milieu de la restauration en Amérique du Nord et en Europe sont de deuxième cycle universitaire (maîtrise). Tout au long de sa carrière, le professionnel de la restauration doit se perfectionner en participant à des formations spécialisées, des colloques, des ateliers pratiques et des conférences.

Les principes de sa pratique sont définis dans le code de déontologie de l'Association canadienne pour la conservation et la restauration (ACCR) des biens culturels et de l'Association canadienne des restaurateurs professionnels (ACRP), reconnu et partagé par les pairs.

Une restauratrice procède aux derniers ajustements d'une robe sur un mannequin, après la restauration.Des aptitudes manuelles sont indispensables pour exercer cette profession : le spécialiste de la restauration doit en effet faire preuve de minutie et posséder une grande dextérité afin de maîtriser une variété d'outils et de techniques de restauration, tant traditionnels que modernes.

Une approche préventive

Au cours de son intervention, le professionnel de la restauration vise avant tout à prévenir les causes de détérioration d'une œuvre plutôt qu'à se limiter à en traiter les effets. On parle donc de conservation préventive, une notion qui concerne les mesures prises pour retarder la détérioration naturelle ou accidentelle de l'œuvre, la détermination de conditions optimales de transport, de manipulation, de mise en réserve ou d'exposition, ainsi que la formulation de recommandations et l'élaboration d'un programme d'entretien à long terme.

Lorsqu'il le juge nécessaire, le spécialiste de la restauration intervient sur l'objet ou l'œuvre par une restauration, c'est-à-dire par une intervention physique sur un bien pouvant inclure des procédés tels le nettoyage, la consolidation, le retrait de surpeints et d'anciens vernis, la retouche de lacunes, etc. Les protocoles qu'il applique et ses méthodes d'action sont documentés.

Miser sur l'expertise

La restauration d'œuvres d'art est un champ d'activité complexe et le spécialiste de la restauration devra, au besoin, conjuguer son expertise à celle d'autres spécialistes : des ingénieurs, des architectes, des conservateurs de musée, des historiens d'art, des scientifiques, des archivistes et, parfois, des artisans.

Les champs d'action

Dans sa profession, le spécialiste de la restauration étudie l'état matériel et environnemental des Un technicien nettoie l'un des bols de la fontaine de Tourny, à l'aide d'un pistolet à eau à forte pression.biens culturels dans des contextes variés. Il traite des objets de musées, d'églises, de maisons historiques et d'édifices publics, mais il est aussi appelé à travailler in situ, soit dans des cimetières, des églises, des parcs, des sites archéologiques ou de fouilles et des places publiques.

Les professionnels de la restauration du Centre de conservation du Québec travaillent sur une grande diversité d'objets : peintures de chevalet ou murales peintes, sculptures de toutes dimensions et de tous matériaux, livres, pièces en textile, mobilier, œuvres ou objets ethnographiques, archéologiques, graphiques, archivistiques ou encore holographiques.

Ils ont également l'occasion d'intervenir lors de chantiers extérieurs sur des éléments architecturaux ou sur des œuvres d'art public intégrées à l'architecture ou à l'environnement.

 

 

Date de mise à jour : 12 mai 2021

Gouvernement du Québec, 2021
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