Culture et Communications
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Verrières

Photo d'une grande verrière colorée rose, jaune, vert et bleu du Palais des congrès de Montréal.



Grande verrière colorée du Palais des
congrès de Montréal, dont le concept a
été créé sous la direction de l'architecte
Mario Saïa, en 2002.











Photo 1 : Marc Kramer

 

La qualité principale du verre est sa capacité à laisser passer la lumière, ce qui explique sa popularité depuis des siècles pour garnir lampes et fenêtres. Les œuvres d'art en verre ou qui incluent des éléments de verre peuvent prendre une multitude de formes : sculptures, éléments décoratifs (ex. : lustres, vases), vitraux ou verrières.

Les panneaux en verre, tels les vitraux ou les plaques de verre peintes, peuvent aussi être intégrés à des boîtes lumineuses, et, ainsi, bénéficient d'un éclairage artificiel.

Le verre est un matériel très utilisé en architecture; il est notamment utilisé pour intégrer des œuvres d'art à la structure des bâtiments sous forme de verrières, de murs rideaux ou de partitions.

Les renseignements qui suivent concernent particulièrement les œuvres les plus courantes en art public au Québec : les verrières et les vitraux.

Nature du verre

Le verre est un produit inorganique de fusion qui, en se refroidissant, se solidifie sans se cristalliser . La pâte de verre peut être travaillée et adopter des formes diverses. On l'obtient en chauffant les éléments suivants à haute température :

Le verre peut être moulé, soufflé ou thermoformé. Il est stable sur le plan chimique, mais vulnérable aux chocs. Des objets de verre issus de l'Antiquité se trouvent dans les collections muséales, témoignant de la grande stabilité de ce matériel s'il est protégé des impacts.

Conception et le choix des matériaux

Plusieurs points sont à considérer lors du choix des matériaux et des techniques de fabrication ainsi que lors de la conception et l'installation d'une œuvre en verre.

Les verrières, tant anciennes que modernes, présentent des assemblages complexes, qui peuvent comprendre des matériaux variés en plus du verre, tels des profilés de métal, du mastic, des pellicules ou des feuilles de plastique, des encres et des peintures, des verres de protection, et plus. Elles peuvent être réalisées selon la technique traditionnelle du vitrail ou selon des techniques et avec des matériaux modernes et diversifiés.

Vitrail traditionnel

Le vitrail est une technique utilisant des morceaux de verre coloré assemblés pour former une verrière ou un objet de décoration. Sa conception se fait généralement selon les étapes suivantes :

Photo du détail du carton préparatoire accompagné du résultat final pour le vitrail Le vitrail des morts.



Carton préparatoire à partir de la
maquette et détail du vitrail Le vitrail
des morts, de Lucien Bégule, à l'église
de la Rédemption, située à Lyon, en
France.






Photo 2 : Wikimedia Commons

 

Note : Il est important de conserver les maquettes et les cartons dans le dossier de l'œuvre. Ils comportent des renseignements indispensables à une éventuelle restauration, par exemple à la suite d'un bris important ou de l'usure des matériaux.

Des procédures de remplacement en cas de bris doivent être établies par l'artiste et le propriétaire, particulièrement dans le cas d'œuvres composées d'éléments non reproductibles, comme du verre peint.

Pour obtenir plus d'information à ce sujet, consulter la section Constitution d'une documentation, au chapitre Élaboration d'un programme d'entretien du guide.

Vitrail contemporain

Certaines œuvres contemporaines incluent des matériaux modernes. Par exemple, des plaques de plastique peuvent remplacer une partie ou la totalité des plaques de verre. Les méthodes d'assemblage des pièces de verre sont aujourd'hui variées et comptent notamment :

Photo d'un vitrail représentant un paysage abstrait dans les teintes de bleus et d'orangés.

 

Détail du vitrail The Four Seasons.
Vue général et détail du vitrail The Four Seasons,
de Yehouda Chaki et du Studio du Verre, dans le
tunnel menant à la John Molson School of
Business de l'Université Concordia, à Montréal.


Les pièces de verre coloré ont été coupées, puis
collées à des feuilles de verre clair à l'aide de colle
époxyde.  



Photos 3 et 4
: Université Concordia

 

 

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Matériaux et techniques utilisés dans la conception de verrières

Verre coloré

La coloration est obtenue en ajoutant des oxydes métalliques lors de la fabrication du verre. On peut obtenir des couleurs riches et brillantes, translucides ou opaques. La coloration peut être obtenue grâce à différentes techniques :

Les oxydes métalliques utilisés dans la fabrication des verres colorés sont très stables. Les changements de couleur ne sont donc pas à craindre.

Verre texturé

Différentes techniques existent pour texturer le verre. 

Note : La plupart des verres texturés ne peuvent être trempés; ils sont donc plus vulnérables aux chocs et devraient être protégés par un verre de sécurité.

Verre peint

Une couche picturale est une couche de pigments ou de colorants appliquée à une surface. Le verre peut être peint à l'aide d'émail, un matériau fait de fritte, soit un mélange de pigments, de silice et de fondants. Après l'application de la couleur, l'œuvre est cuite au four pour que la peinture fusionne au verre.

La grisaille est un type d'émail traditionnel, dont les pigments sont des oxydes métalliques. Elle a généralement une couleur grise ou terreuse et est très stable. Elle sert à peindre des détails, tels les visages, ou à créer des zones d'ombre.

Il est important de s'assurer que le coefficient de dilatation thermique du verre et des émaux soit similaire, sans quoi le décollement est inévitable au fil du temps.

Détail d'un vitrail montrant le visage d'un cavalier.




Détail d'un vitrail à l'Église Unie St-James, à
Montréal. Plusieurs détails, y compris le visage
ainsi que les ombres, sont peints selon la
technique de la grisaille.






Photo 5 : CCQ.

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Peinture à froid

La peinture à froid est composée de pigments ou de colorants mélangés à de la résine dissoute dans un solvant. N'étant pas fusionnée au verre, elle est plus susceptible de subir des dommages, notamment :

Détail de la verrière Histoire de la musique à Montréal de Frédéric Back.

Détail de la verrière Histoire de la musique à Montréal
(1966), de Frédéric Back, située dans la station de métro
Place-des-Arts, à Montréal.

Plusieurs feuilles de verre ont été peintes par l'artiste avec
une peinture froide et ont ensuite été superposées pour
créer un effet de profondeur.









Photo 6 : © CCQ, Michel Élie.

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Transfert d'image sur verre

La sérigraphie est une technique utilisée pour :


Tout comme pour la peinture sur verre, les émaux cuits au four sont fusionnés au verre. Ils sont donc plus résistants que les peintures à froid et les encres apposées en surface.

Plusieurs types d'encres existent sur le marché, dont des encres résistantes aux rayons ultraviolets et des encres à catalyse de type époxyde.

Les sérigraphies sont habituellement faites sur du verre trempé, ce qui lui assure une certaine résistance aux chocs.

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Films de plastique teintés dans la masse ou imprimés

Des films de plastique transparents, apposés sur ou entre des feuilles de verre, sont couramment utilisés en architecture pour donner de la résistance au verre (verre feuilleté). Ils lui confèrent une plus grande résistance aux bris et augmentent sa sûreté en retenant les morceaux lors de bris. Ces films peuvent aussi impartir certaines caractéristiques telle la filtration des rayons ultraviolets.

Comme ces films peuvent aussi être colorés ou imprimés, ils constituent un médium intéressant pour les artistes.

Deux types de films sont surtout utilisés :

Films adhésifs

Les films adhésifs sont généralement faits de polyvinyle de butyral (PVB), chlorure de polyvinyle (PVC) ou de polyester. Ils sont collés à la surface des feuilles de verre.

Ces films peuvent être imprimés par des firmes spécialisées à partir d'images numérisées. N'importe quel motif ou image peut y être imprimé à des prix avantageux. Cependant, les encres d'impression ont une durée de vie plus ou moins longue selon leur qualité, les couleurs utilisées, l'exposition aux rayons solaires, etc. Il est possible d'utiliser des encres qui offrent une meilleure protection contre les rayons ultraviolets. 

 

 Vue générale de la verrière située en façade est de la John Molson School of Business.

Détail de la verrière située en façade est de la John Molson School of Business.

Vue générale et détail de la verrière (Sans titre, 2003), de Nicolas Baier et Cabinet Braun_Braën.
L'œuvre est située sur la façade est de la John Molson School of Business de l'Université Concordia à Montréal.

Des pellicules imprimées ont été appliquées sur la face interne des verres composant la façade.

Photos 7 et 8 : Université Concordia

 

Comme elles sont collées à la surface du verre, ces pellicules sont susceptibles d'être égratignées ou endommagées par les éléments ou par les passants. En cas de bris ou d'altération importante de la couleur, elles sont relativement faciles à retirer et à remplacer. Il peut toutefois être difficile d'ajuster la couleur d'une nouvelle pellicule colorée pour qu'elle s'intègre aux autres verres colorés environnants, surtout s'ils ont subi une décoloration assez importante à la suite d'une exposition prolongée au soleil, par exemple.

Note : Il est important de garder les copies maîtresses des images imprimées pour pouvoir les reproduire au besoin. Voir les sections Boîtes lumineuses et Arts technologiques pour obtenir des recommandations à ce sujet.

 

Films intercalaires

Détail d'une verrière du Palais des congrès de Montréal.



Détail de la verrière du Palais des
congrès de Montréal, installée en 2002.

L'œuvre a été réalisée en intégrant des
films intercalaires colorés entre les
verres. La multitude de couleurs se
réfléchit sur toutes les surfaces à 
l'intérieur de l'atrium et lui confère une
atmosphère féérique.






Photo 9 : Marc Kramer

 

Communément appelé « verre laminé », le verre feuilleté est formé de deux feuilles de verre (ou plus) collées entre elles à l'aide d'un film de plastique ou d'une résine coulée entre les feuilles. Ces films intercalaires sont généralement composés de polyvinyle-butyral (PVB) ou d'éthyle-vinyle-acétate (EVA).

Les films peuvent être teintés par divers procédés :
•    dans la masse, à l'aide de colorants
•    par la superposition de plusieurs films, pour créer une multitude de teintes
•    par impression (c'est-à-dire par la reproduction de photos ou d'images) avant d'être intercalés entre les plaques de verre.

Leur durabilité et leur sensibilité à la lumière varient énormément, selon la mise en œuvre et la stabilité du plastique et des colorants utilisés.  

Contrairement aux films adhésifs, les films intercalaires sont plus coûteux à changer en cas de bris ou d'altération de la couleur, car tout l'assemblage (verres et films) doit être démonté. Par contre, ils sont protégés de l'abrasion et des éléments par les verres qui les entourent. De plus, le verre filtre une partie des rayons ultraviolets; la décoloration s'en trouve donc diminuée.

Comme pour les films adhésifs, il peut aussi être difficile d'ajuster la couleur d'une nouvelle pellicule colorée pour qu'elle s'intègre aux autres verres colorés environnants.

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Profilés et mastic

Traditionnellement, des profilés de plomb étaient utilisés pour assembler les pièces de verre des vitraux. En forme de H (ou de U sur le pourtour), ces profilés varient en largeur, selon l'épaisseur des pièces de verre et l'aspect recherché.

Le plomb est un métal dense, mais malléable à divers degrés. Sa malléabilité influence la rigidité du vitrail. Une grande quantité de profilés métalliques ajoute beaucoup de poids à l'œuvre. C'est pourquoi les vitraux comportant des profilés métalliques doivent présenter une armature robuste et des plombs de qualité pour résister à l'affaissement.

Photo d'un vitrail traditionnel de l'église Unie St-James.




Vitrail traditionnel de l'Église Unie
St-James, à Montréal, fait de
pièces de verre coloré assemblées
à l'aide de baguettes de plomb



Photo 10 : CCQ




Différents matériaux peuvent entrer dans l'assemblage d'un vitrail :

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Châssis

L'œuvre est habituellement intégrée à un châssis de bois, de métal ou à un châssis présentant une combinaison des deux. L'œuvre est scellée au châssis à l'aide de mastic ou de calfeutrant.

Les châssis doivent être très solides pour supporter le poids important de l'œuvre en verre. Les barlotières s'ancrent directement au châssis et servent à répartir le poids du vitrail.

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Facteurs de dégradation et recommandations pour la préservation

Le verre lui-même est peu sensible aux effets de la température, de la lumière et de l'oxygène. D'autres composantes associées à la fabrication d'une verrière ou d'un vitrail sont toutefois plus vulnérables à ces facteurs qui accélèrent le processus de dégradation. C'est le cas des matières plastiques et des métaux. Le processus de dégradation des matériaux varie aussi en fonction du type d'œuvre, c'est-à-dire selon :

Action de la lumière

La lumière peut altérer certains matériaux utilisés dans la fabrication des œuvres en verre. Elle peut :

Le polyvinyle acétate (PVC), par exemple, jaunit après de nombreuses années d'exposition solaire, pour graduellement prendre une teinte brun foncé et devenir cassant. D'ailleurs, la décoloration des matières plastiques ou des colorants est plus rapidement visible du côté le plus exposé au soleil. La dégradation des plastiques peut aussi mener à l'exsudation de leurs plastifiants, ce qui rend le plastique plus cassant et collant

Exemple d'un profilé de PVC en forme de H.


Exemple d'un profilé de PVC en forme de H,
dont la partie la plus exposée au soleil (partie
du bas sur la photo) s'est détériorée plus
rapidement que la partie la moins exposée aux
rayons ultraviolets. Avec le temps, ce
plastique est devenu brunâtre et cassant.


Photo 11 : Institut canadien de conservation (ICC)

 

Pour protéger l'oeuvre de la lumière

La lumière est inévitable, car elle est nécessaire à l'appréciation d'un vitrail ou d'une verrière. Il est néanmoins possible d'en réduire les effets nocifs à long terme en adoptant différentes mesures :

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Action de la chaleur

La chaleur participe à la dégradation chimique des matériaux entrant dans la composition d'une œuvre de verre.


Par ailleurs, les changements de température cycliques et de grande amplitude peuvent provoquer :

Détail d'une verrière de Marcelle Ferron, située au Palais de justice de Granby.

Sans titre (1979). Détail de la verrière de Marcelle Ferron sur
la façade du Palais de justice de Granby, édifice Roger-Paré.

À la suite de leur exposition prolongée au soleil au cours des
trois dernières décennies, les matières plastiques de cette
verrière se sont altérées et ont perdu de leur capacité initiale à
supporter les pièces de verre.

Cette dégradation normale exige maintenant que soient
remplacés les profilés de plastique, car ils sont arrivés à la fin
de leur cycle de vie. Une inspection régulière de la verrière a
permis de suivre l'évolution de son état et de réagir à temps
pour prévenir des dommages au verre.

Dans ce cas-ci, le remplacement des profilés a été entrepris
en 2009. Des avancées techniques ont permis d'utiliser un 
plastique amélioré et plus performant contre les rayons 
ultraviolets.


Photo 12 : CCQ

 

Pour protéger l'oeuvre de la chaleur

Survitrages

Derrière un survitrage, la lumière solaire peut faire augmenter la température de façon importante, parfois bien au-delà de la température ambiante. Il faut donc permettre un échange d'air continu :


Boîtes lumineuses

Dans les boîtes lumineuses, les sources de lumière à fort rayonnement
(ex. : ampoules incandescentes) peuvent aussi contribuer à faire augmenter la température de façon importante. Il faut privilégier des sources lumineuses et des ballasts dégageant moins de chaleur.

Vitrages isolants

Lorsqu'un gaz neutre, comme l'argon, est utilisé à l'intérieur des vitrages isolants, le changement de température entre l'extérieur et l'intérieur du vitrage isolant est moins important et les fluctuations sont moindres. De plus, l'absence d'oxygène et d'humidité ralentit certains processus de dégradation.

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Eau et polluants

Plusieurs éléments de l'environnement et différents polluants peuvent endommager les œuvres en verre ou en altérer la transparence :

Photo présentant une structure percée par les fientes d'oiseaux.



L'acidité des fientes d'oiseaux s'est attaquée aux
éléments métalliques de cette structure au point
de la percer par endroits et de nécessiter son
remplacement.

Il faut s'assurer que les oiseaux ne puissent se percher sur les traverses d'appui.





Photo 13 : CCQ

 D'autres facteurs peuvent accélérer la corrosion des métaux et les fragiliser :


En outre, les éléments métalliques prennent généralement de l'expansion lorsqu'ils corrodent, entraînant de la pression sur les éléments de verre et causant des fractures.
 

Pour protéger l'œuvre de l'eau et des polluants

Attention : le nettoyage des fientes de pigeons peut être nocif pour la santé, car elles contiennent des microorganismes responsables d'infections cutanées ou des voies respiratoires. Prendre des précautions supplémentaires lorsqu'il s'agit de retirer des fientes d'oiseaux du support métallique ou du verre. Porter des gants et un masque pour enlever les fientes. Consulter Le nettoyage des fientes dans la Boîte à outils pour plus de détails sur la façon de procéder. Consulter les fiches P0254, P0258, P0317, P0398 et P0399 de Préserv'Art pour obtenir de l'information détaillée sur les gants, ainsi que les fiches P0019, P0218 et P0250 pour de l'information sur les masques.

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Défauts de conception

Le verre est un matériau dense. Son feuilletage, sa mise en plomb ou encore son montage sur un verre de support ajoute du poids à une œuvre déjà très lourde. C'est pourquoi la mise en place de certains vitraux exige un fenêtrage spécial, très performant, ainsi qu'une structure appropriée au design choisi.

D'autres facteurs liés à la structure et au design de l'œuvre peuvent contribuer à sa fragilité :


Les œuvres présentant ces caractéristiques doivent être renforcées adéquatement, pour minimiser les risques de complications, par exemple :

 

Conception d'une structure adaptée à l'oeuvre

 

Mesures spécifiques pour la préservation des films de plastique


Si une œuvre comprend une impression sur pellicule plastique :

 

Adhésifs et éléments de plastique

Des adhésifs, des films ou des plaques de plastique transparent ou coloré (ex. : en polycarbonate ou en acrylique, tel le PlexiglasMD) sont parfois utilisés en conjonction avec le verre. Privilégier :

Pour plus d'information sur le PlexiglasMD, consulter la fiche P0081 de Préserv'Art et la fiche P0335 sur le PlexiglasMD type UF.

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Vandalisme et bris accidentels

Le verre est un matériau dur et cassant, susceptible de se fracturer lors d'un impact. Les impacts peuvent provenir d'actes de vandalisme, d'intempéries ou de coups accidentels (par exemple, de chariots placés devant l'œuvre ou d'échelles utilisées lors de travaux avoisinants).

Les graffitis peints sur le verre peuvent être nettoyés, alors que ceux peints sur les feuilles de plastique peuvent endommager les surfaces de façon irréversible. Les graffitis gravés avec une pointe dure causent également des dommages irréversibles au verre et au plastique.

Pour protéger l'oeuvre du vandalisme et des bris accidentels

Dans les endroits très fréquentés :

 

Verres de sécurité

Pour protéger les œuvres donnant sur l'extérieur :

 

Vitrail brisé lors de travaux d'entretien.



Vitrail brisé à la bibliothèque Saint-Sulpice, à Montréal.

Plusieurs vitraux faisant partie d'une verrière au plafond de la bibliothèque ont été brisés lors de travaux d'entretien. Le verre de sécurité ainsi que le vitrail ont été endommagés, occasionnant une restauration importante.




Photo 14 : CCQ

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Entretien des vitraux et verrières

Consulter la section Élaboration d'un programme d'entretien de ce guide pour obtenir davantage de détails.
Afin d'assurer un entretien optimal des vitraux et verrières :


La caractéristique principale du verre étant sa capacité à laisser passer la lumière, il est important de prévoir un entretien régulier pour enlever la saleté et les polluants qui en obscurcissent la surface.

Pour le nettoyage des œuvres non protégées par des verres de sécurité :


Pour un nettoyage de surface, les œuvres protégées par des verres de sécurité peuvent être entretenues régulièrement et facilement. Pour ce faire :


Pour les vitrages isolants :


En cas de corrosion des éléments métalliques, comme le cadre, le châssis ou l'armature :


En cas de bris du verre :


En cas de graffiti :

Si l'œuvre n'est pas protégée par un verre de protection, faire appel à un restaurateur. Particulièrement :


Si l'œuvre est protégée :

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Points à surveiller lors de l'inspection périodique de l'oeuvre

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Date de mise à jour : 28 janvier 2020

Gouvernement du Québec, 2021