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Avant-propos

Naud, Colette. 1995. Conservation préventive dans les musées. Manuel d'accompagnement, pages 9 à 13.

Le rôle du musée est de collectionner, d'étudier, de conserver, d'exposer et de diffuser les témoins matériels de l'homme et de son environnement.

Afin de permettre la réalisation de ce mandat sans mettre en danger les collections, voici une série de textes consacrés à la conservation préventive.

La conservation préventive

La conservation préventive, c'est l'ensemble des mesures prises pour prolonger la vie des objets et des spécimens, en prévenant, dans la mesure du possible, leur dégradation naturelle ou accidentelle.

Le musée ne doit pas seulement transmettre des collections aux générations futures, il doit aussi les conserver dans le meilleur état possible, afin qu'elles témoignent de façon significative de leur époque. La nécessité de bien conserver les œuvres conduit à prendre une série de mesures propres à chaque objet et à son environnement.

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Les facteurs traités

Jusqu'à tout récemment, on citait la lumière et l'humidité comme les grands responsables de la détérioration des œuvres. Puis la conservation préventive s'est élargie à d'autres domaines : le transport des œuvres, la sécurité, l'aménagement des réserves, la conception des vitrines, la fabrication des supports et la prévention des sinistres.

Mère nature n'est pas la seule responsable de la détérioration des œuvres; l'ignorance et la négligence humaine y jouent le premier rôle. Une aquarelle pâlit à la lumière parce que quelqu'un l'a exposée à un éclairage trop élevé. La déformation d'un panier de vannerie n'est pas due à la tablette de la réserve où il est déposé, mais plutôt à la négligence des personnes qui y superposent des objets. C'est souvent l'erreur humaine ou un manque d'information qui est la cause de la détérioration des objets.

Ces textes traitent de l'éclairage, de l'humidité relative et de la température, de la pollution, des insectes, de la manipulation et du transport, du constat d'état des œuvres, des réserves, de la mise en exposition, de la sécurité et de la prévention des sinistres ainsi que de la fermeture saisonnière des musées.

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Les différents matériaux

En attirant l'attention des responsables des collections sur la vulnérabilité particulière des différents matériaux et précautions à prendre dans chacun des cas, il sera question de différents types d'objets : peintures, sculptures, œuvres sur papier, textiles, mobilier, objets métalliques, autres objets de matières organiques et inorganiques.

La connaissance des matériaux est essentielle en conservation : chaque matériau nécessite des soins particuliers, puisqu'il a sa propre fragilité. Certains, comme les textiles, sont sensibles à la lumière. D'autres, comme les métaux, réagissent à l'humidité. Les objets de verre, les grands formats et les objets lourds risquent davantage d'être endommagés lors des manipulations. L'orfèvrerie et les bijoux sont menacés par le vol. Les nus et certaines œuvres contemporaines exigent des mesures de sécurité qui les protégeront du vandalisme. Les responsables des collections doivent prendre des mesures de conservation préventive appropriées à chaque cas.

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La formation

La conservation préventive doit faire partie de la formation de plusieurs groupes de personnes. Les restaurateurs l'ont intégrée à leur pratique. Cependant peu d'institutions bénéficient des services d'un restaurateur.

Des conservateurs

Le conservateur demeure le premier responsable de la collection et par là, de l'application des principes de la conservation préventive. Il doit donc posséder des connaissances précises dans ce domaine. Même dans les institutions bénéficiant des services  d'un restaurateur, plusieurs décisions relèvent du conservateur. L'acquisition, l'exposition, le prêt des objets sont autant de secteurs qui exigent des connaissances en conservation préventive. Le conservateur, par exemple, doit souvent expliquer et défendre les principes d'un bon éclairage auprès des architectes, des ingénieurs, des designers et des artistes souvent peu informés des dangers d'un manque de contrôle des conditions ambiantes. Il doit savoir ce qu'il faut exiger et pouvoir évaluer la compétence des personnes chargées du design, de l'éclairage et du transport. Un conservateur convaincu du bien-fondé des règles de la conservation préventive en assure l'implantation et le respect.

Des techniciens

Les techniciens ont un rôle-clé pour tout ce qui a trait à la préservation des objets. Ils doivent avoir reçu une formation qui les rend compétents, fiables et responsables.

Le Conseil international des musées (ICOM) a reconnu l'importance de la formation en conservation préventive en l'inscrivant dans son programme-cadre d'études en muséologie.

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Bref ...

Les textes dans cette section traitent de la conservation préventive et non de la restauration. L'intervention sur les objets doit se limiter strictement à l'entretien. Des procédures spécifiques existent concernant l'entretien des différents matériaux. Certains exigent expérience et habileté manuelle. Au besoin, un restaurateur vous fournira les conseils nécessaires.

La conservation préventive est un domaine vaste où il y a plusieurs niveaux de décisions et d'interventions. Selon la taille du musée, les tâches qu'elle comporte sont confiées à différentes personnes. La conservation préventive est cependant l'affaire de tous : directeur, conservateur, archiviste des collections, restaurateur, designer, technicien et toutes les personnes qui les assistent.

Bibliographie et vidéographie

Date de mise à jour : 16 juin 2016

Gouvernement du Québec, 2021
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