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Cure de rajeunissement pour statues de bronze historiques

En 2012, neuf statues de bronze, dont une des deux allégories, sont démontées de la façade de l’Hôtel du Parlement et déposées dans la cour intérieure pour une cure de rajeunissement. Ces colosses, tous richement sculptés par des artistes différents, sont déjà bien connus du Centre de conservation du Québec. En effet, ils n’en sont pas à leurs premiers soins esthétiques, car ils ont bénéficié de plusieurs campagnes de nettoyage et de cirage!

Des statues de personnalités connues

Les statues représentent Pierre Le Moyne, Sieur d’Iberville, Louis Joliet, François-Gaston, Duc de Lévis, Paul de Chomedy de Maisonneuve, Jacques Marquette, Jean-Jacques Olier de Verneuil, Charles-Michel de Salaberry, Pierre Gaultier de Varennes de la Vérendrye, et l’allégorie La Religion et la Patrie. Toutes ces œuvres trônent fièrement sur la façade du Parlement.

 

Le groupe avant restauration.

Causes de la détérioration

Les statues de Lévis, Maisonneuve, Olier et Salaberry éaient partiellement protégées par des niches, les autres étant simplement posées sur des socles, sans plus de protection. L’exposition aux intempéries et à la pollution cause une détérioration de la patine des sculptures. Il est certain que celles plus exposées se dégradent plus rapidement, ce qui se voit à la perte de leur cire protectrice et à l’apparition de corrosion verte, noire et grise plus prononcée sur les surfaces.

Les sculptures étaient soient conservées dans des niches ou sur des piédestaux.

Traitements effectués

Les traitements effectués sur les œuvres étaient différents selon qu’elles étaient ou non protégées par niches.

Approche commune

Nettoyage à l'eau sous pression.

La première étape consistait à nettoyer toutes les statues. Il fallait d’abord retirer les dernières traces de cire qui avaient blanchi et se soulevaient. Les saletés, telles les marques de pollution et les fientes d’oiseaux, ont également été enlevées. Ce premier lavage a été réalisé à l’aide d’eau sous pression et d’un dégraissant.

 

 

 

Traitement effectué sur les œuvres partiellement protégées par des niches

Possédant des patines de surface généralement intactes, les monuments en partie protégés par des niches n’ont subi que quelques retouches locales avec une patine à froid. Seul le personnage de Salaberry, dont l’épée était fissurée, a nécessité une restauration. Sa lame a été démontée et deux nouveaux rivets en bronze, l’un dans le trou existant et l’autre dans un nouveau trou percé par les restaurateurs, ont été installés. Les espaces de chaque côté de la lame ont été comblés avec de la pâte époxy, et le tout a été recouvert de cire teintée pour intégrer la couleur et ajouter une protection.

L'épée de Salaberry, avant, pendant et après restauration.

 

Le groupe conservé sur des piédestaux était attaqué par la corrosion.

 

 

Traitement effectué sur les œuvres non protégées par des niches

Un traitement plus intensif a été nécessaire sur les bronzes non protégés par des niches. Étant donné l’usure de la patine des parties exposées aux intempéries, la corrosion était assez avancée. Les parties non exposées aux intempéries étaient, quant à elles, devenues plus sombres en raison de l’accumulation de substances diverses. Des résidus de plomb et d’étain provenant du toit avaient contaminé les bras et les jambes des personnages. Ainsi, à la suite du nettoyage initial, une autre méthode a été utilisée sur ces sculptures : elles ont été patinées avec une solution à chaud. Ce mélange est appliqué au pinceau sur la surface chauffée à l’aide d’une torche au propane, jusqu’à l’obtention d’une couleur brun clair/vert, correspondant à celle des autres statues. Ensuite, toutes les surfaces ont été polies à la main avec des chiffons pour uniformiser les finis.

L'application d'une patine chaude sur une surface chauffée, suivie d'un polissage à la main.

Touche finale

Finalement, de la cire a été appliquée sur chacune des statues. Cette cire forme une couche sacrificielle qui permettra de protéger la surface et la patine des bronzes tout en prévenant la formation de produits de corrosion dommageables. 

 

Le groupe après restauration.

 

Un monument symbolique

Monument réalisé à la gloire des femmes et des hommes ayant marqué l’histoire du Québec et de l’Amérique française, l’hôtel du Parlement de Québec est reconnu comme un véritable chef-d’œuvre. L’architecte Eugène-Étienne Taché (1836-1912), à l’origine de cette construction d’envergure, a consacré près de 10 ans dans la construction de cet édifice, érigé entre 1877 et 1886. L’intérieur et l’extérieur sont tout aussi fastueusement décorés.

 

L'Hôtel du Parlement de Québec.

 

 

 

Date de mise à jour : 14 décembre 2011

Gouvernement du Québec, 2019
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