La formation des plongeurs en archéologie subaquatique (1997)

Le cours de formation des plongeurs a été mis au point par la Nautical ArchaeologicalSociety de Grande-Bretagne, un organisme international engagé en archéologie subaquatique, en particulier dans la fouille des épaves. Cet organisme favorise, entre autres, la collaboration entre les spécialistes et les plongeurs et permet à ces derniers de se familiariser avec la pratique de l'archéologie subaquatique. Parcs Canada a adapté le contenu du cours à la réalité québécoise et canadienne et l'a orienté vers la protection et la conservation de l'ensemble des ressources culturelles submergées.

De nouveaux plongeurs, membres du Groupe de préservation des vestiges subaquatiques de Manicouagan, et plusieurs personnes impliquées dans le projet ont participé à une session préparatoire les 21 et 22 juin 1997, à Baie-Comeau. La première journée a été consacrée à l'archéologie subaquatique dans le monde et aux principaux sites connus, aux aspects scientifiques de la démarche archéologique sous l'eau, à la prospection archéologique et aux techniques utilisées pour enregistrer les informations de base. Un exercice d'enregistrement des données s'est déroulé en soirée à la piscine et a permis de se familiariser avec les techniques de mesure et de localisation des objets sur un plan de site. Évidemment, l'aspect sécuritaire a été abordé ainsi que les principes qui justifient toute intervention subaquatique sur un site archéologique.

Le lendemain, après la transcription des données prises sous l'eau et la présentation de la méthode d'enregistrement des objets, des échanges ont eu lieu entre spécialistes et plongeurs. Le thème de la conservation des objets, qui une fois sortis de leur environnement marin peuvent se détériorer rapidement, a également été abordé. Il a été question aussi des législations fédérales et québécoises relatives à la protection des épaves. Celles-ci ont suscité bon nombre de commentaires portant plus spécifiquement sur la nécessité de mieux protéger les épaves et sur la participation du public à leur sauvegarde. Enfin, on a parlé d'écocivisme, c'est-à-dire des moyens qui peuvent être employés pour que les visites des sites subaquatiques, tout en étant agréables, n'entraînent pas leur dégradation à cause des déchets, des graffitis faits sur l'épave ou autour du site, du pillage, etc.

En somme, les participants ont pu, d'une part, apprécier la complexité de la démarche archéologique subaquatique et, d'autre part, réaliser que la fouille, bien qu'indispensable, n'est qu'une des nombreuses étapes d'une recherche qui mène à l'acquisition de connaissances sur le passé et à leur mise en valeur dans un musée, un centre d'interprétation ou une exposition...

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