Le traitement des concrétions (1995)

Plusieurs objets découverts en 1995 étaient recouverts de concrétions très dures, qui résultaient de leur séjour prolongé dans l'eau de mer. Deux exemples illustrent le travail du conservateur-restaurateur dans le cadre du programme de sauvetage. Dans le premier cas, une concrétion difforme, ne présentant aucun indice visible de la nature de l'objet caché, renfermait une platine de fusil du XVIIe siècle. Dans le deuxième cas, une concrétion affectueusement surnommée « la patate », puisque même une radiographie ne révélait rien de particulier, portait l'empreinte d'une partie d'un marteau.

Radiographies 1 d'une platine de fusil Radiographies 2 d'une platine de fusil Radiographies 3 d'une platine de fusil photos de Michel Élie, C.C.Q.

L'image positive des radiographies (rayons X) révèle la présence d'un mécanisme complexe, celui d'une platine de fusil.

Examen de la concrétion 1 Examen 2 Examen 3 Examen 4 photos de André Bergeron et Yves Bellemare, C.C.Q.

En 4 étapes, le dégagement permet de se rapprocher de la surface originale de la platine de fusil.

Illustration d'une platine de fusil Illustration d'une platine de fusil.
Tiré de l'ouvrage de Marcel Curtat, Identification des objets anciens, Londres, 1981.


Artefact

Objet dégagé de la concrétion

De prime abord, les spécialistes ne savaient pas exactement comment restaurer ce dernier objet. Après un dessalement, suivi d'une déshydration, l'intérieur de la concrétion a été consolidé et la cavité remplie de résines synthétiques afin de renforcer la structure. Le dégagement s'est fait de l'extérieur vers l'intérieur, jusqu'à la surface présumée de l'objet. Après cinq heures de travail, le restaurateur découvrait la panne d'un marteau. L'objet n'existait plus, mais son fantôme ou son empreinte négative nous indiquait sa présence.
Illustration d'un marteau Illustration d'un marteau.
Tiré de l'ouvrage de Joseph Moxon, Mechanic Exercises or the Doctrine of Handy-Works, 1703.

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