La découverte de l'épave

Bouteille en verre L'épave a été découverte le 24 décembre 1994 par Marc Tremblay, un plongeur de Baie-Comeau, devant son chalet de l'anse aux Bouleaux, alors qu'il s'apprêtait à retirer le tangon d'amarrage de son embarcation. Après avoir contacté Marc-André Bernier, archéologue de Parcs Canada à Ottawa, il retourne sur le site de l'épave avec Ange-Albert Gauthier, un autre plongeur, afin de prendre des images vidéo des vestiges, qu'il expédie aussitôt à Ottawa.

Lampe à l'huile en plomb Marc-André Bernier se rend sur place, en janvier 1995, pour y effectuer une intervention d'urgence, en compagnie des plongeurs Marc Tremblay, Ange-Albert Gauthier et Patrice Deschênes. L'intervention, qui a duré deux jours, avait deux objectifs : protéger les éléments les plus vulnérables du site et tenter d'identifier et de dater l'épave. Jean-René Breton, agent du ministère de la Culture et des Communications attaché à la région administrative de Côte-Nord, a également été contacté pour l'obtention des permis d'interventions archéologiques.

L'état de l'épave au moment de la découverte

Zone partiellement dégagée L'épave gîsait à une profondeur de moins de deux mètres (5 à 6 pieds) à marée basse. Il semble qu'elle ait été complètement ensablée depuis longtemps puisqu'elle était inconnue des plongeurs de la région. Les tempêtes de l'automne 1994 auraient déplacé les fonds de sable et l'auraient mise partiellement à nu. Les premiers objets découverts et associés à l'épave permettaient de croire qu'il s'agissait d'un bateau datant de la fin du XVIIe siècle ou du début du siècle suivant.

L'épave était particulièrement menacée puisqu'elle était située en eaux peu profondes et que le site était soumis à une érosion continuelle à cause du mouvement des fonds marins. Mais les glaces constituaient le plus grave danger. Leur retrait, à chaque printemps, risquait en effet de charrier d'importantes portions du site.

Plongeurs à l'œuvre À première vue, le site archéologique mesurait environ 10 m sur 4 m. L'épave reposait sur un fond de sable et de galets. Plusieurs objets étaient visibles en surface : marmites, fusils, haches, bouteilles, briques, etc. Tous ceux qui étaient menacés d'être emportés par les eaux ont été prélevés. Des membrures du navire étaient également visibles. Des sacs de sable ont été déposés sur les parties que le mouvement des glaces risquait d'arracher ou d'affecter.


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