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Transcription de la vidéo La fontaine de Tourny, aperçu d’une restauration

[Musique] Toutes les œuvres d'art ont besoin d'entretien, que ce soit un bronze, une sculpture en aluminium. Mais la particularité de la fontaine de Tourny, c'est que c'est de la fonte peinte, dans l'eau, dans un climat nordique en plus. Donc là, on a toutes les conditions extrêmes. La restauration de la fontaine de Tourny, quelles seraient les grandes étapes? Tout d'abord, c'est une nettoyage. Ensuite, examen et documentation photographique, retouches de peinture et cirage. On fait l'entretien annuel de la fontaine de Tourny deux fois par année parce qu'il y a beaucoup d'accumulation de calcaire qui se dépose sur le fini peint de la fontaine. On peut voir à ce moment-là s'il y a des algues, des éclats de peinture, l'éclat de peinture va jusqu'où, jusqu'à la première couche de peinture, au vernis, à la deuxième couche de peinture, à l'apprêt? Est-ce que le métal est attaqué? C'est à ce moment-là aussi qu'on voit, puis qu'on peut moduler le traitement qu'on fait après. [Musique] Donc ce qu'on fait souvent, s'il y a des éraflures, des soulèvements de la peinture, il faut sabler, remettre le métal à nu, remettre des couches d'apprêt, des couches de peinture, il y en a plusieurs couches pour que ce soit assez épais, bien solide. Ça protège bien. Puis remettre les couches de cire, et tout ça, il faut que les conditions climatiques le permettent. Donc, il faut avoir de la belle température, sinon la peinture ne sèche pas et notre intervention est moins durable. On fait des petites retouches à toutes les années, mais tous les cinq ans, il faut vraiment aller plus profondément. Il ne faut pas oublier qu'elle a 150 ans. C'est une fonte ancienne qui est très poreuse, donc qui est très fragile, très sensible à l'humidité. Il existe plusieurs modèles de la fontaine de Tourny à travers le monde. Mais c'est la première fois dans un climat nordique. À l'intérieur il reste encore du sable de fonderie, du sable d'origine. Puis avec les hivers, il y a de la condensation qui se forme, de la glace qui prend de l'expansion. Dans ce cas-ci, cette année, on avait une fissure sur une jambe. [Bruits de travaux] Il faut toujours penser qu'avec le gel-dégel, les matériaux doivent bouger de la même façon. Il y a toujours une dilatation qui se fait. La fissure, c'est la troisième fois qu'on la traite. Justement parce qu'on se dit peut-être que ça va marcher et ça ne marche pas. La dernière étape, c'est vraiment la soudure parce que c'est la plus interventionniste. Les restaurateurs, par principe, on n,est pas dans la création. Vraiment, on vient remettre en état. C'est fou, il y a un livre sur le patrimoine de Québec qui a été fait, puis elle est en page couverture du livre. Les gens se la sont appropriée, comme si elle faisait vraiment partie de la ville depuis toujours. Maintenant, on dit qu'elle est plus photographiée que le Château Frontenac. Nous la bichonnons, elle n'est pas en fonction mais ne vous inquiétez pas, on va la revoir dans toute sa splendeur avec l'eau autour d'avril-mai, à sa réouverture. Là, on lui dit Bonne nuit, bon hiver!

Date de mise à jour : 11 décembre 2017

Gouvernement du Québec, 2018
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